Presse du 01 juin 2009
Rdp du du 1er juin 2009
Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) tiendra aujourd'hui une assemblée générale pour décider de la suite à donner à son mouvement de protestation de trois jours.
A l'ordre du jour de cette session, est inscrite également l'évaluation des rapports de différentes wilayas concernant les résultats de la réunion de six heures ayant regroupé, la semaine dernière, le CNES et le ministère de l'Enseignement supérieur. Hier, les responsables du syndicat ont affiché leur satisfaction quant au taux d'adhésion à leur action de contestation, et surtout ils se sont réjouis de l'intérêt qu'ont accordé les enseignants affiliés au syndicat au document élaboré entre les deux parties. A l'exception de l'université Houari Boumediène de Bab Ezzouar (USTHB) qui n'a pas de section au sein du CNES, les autres universités dans leur majorité ont observé un arrêt de travail. Si l'on en croit certaines indiscrétions, le conseil national du CNES va opter pour la suspension de son mouvement de grève. Selon M. Rahmani, coordonnateur national du syndicat, « le pouvoir a lâché du lest grâce à la mobilisation et la détermination des organisations autonomes ». « Le temps nous a donné raison. Nous n'avons pas cessé de demander l'ouverture d'un dialogue sur le régime indemnitaire, chose que le gouvernement a refusé de faire, après insistance, il a fini par céder parce qu'il a compris que nous avions raison et que lui a très mal géré ce dossier », a souligné un syndicaliste qui espère que l'UGTA ne tentera pas de s'attribuer cet exploit. L'autre acquis arraché par le CNES, d'après M. Rahmani, est d'ordre social et concerne les logements destinés aux enseignants du supérieur.
Le CNES exigeait de la tutelle des « pré-affectations » des 6500 logements aux concernés. « Nous avons souhaité connaître la liste des bénéficiaires et s'assurer par là même que ces logements ne seront pas détournés », a affirmé notre interlocuteur, qui rappellera l'engagement pris par le ministre pour la prise en charge des enseignants logés dans des F1 et F2. Le Cnes a suggéré à ce que ces enseignants restituent les logements qu'ils occupent pour bénéficier d'autres plus spacieux. En outre, ce qui a visiblement motivé les enseignants à recourir au gel de leur mouvement de protestation, ce sont les deux décrets exécutifs qui seront prochainement promulgués et ont trait à la gouvernance au sein de l'université. Le premier texte porte sur la création d'une commission nationale indépendante d'évaluation de la gestion des universités sur le plan de la gouvernance et de la formation, tandis que le deuxième est relatif à la création d'une autre commission qui sera chargée de l'évaluation de la recherche, créneau pour lequel une enveloppe financière d'un million de dollars a été consacrée pour une période de trois ans. « Le Cnes estime que ces instruments indépendants vont permettre à tous les acteurs de travailler dans la transparence. Le syndicat siégera, au même titre que l'administration, au sein de ces conseils et veillera au contrôle du budget, de la qualité de la formation ainsi que les bénéficiaires des stages à l'étranger », a soutenu M. Rahmani, ajoutant : « Ce travail va mettre fin au clientélisme et au laxisme qui règnent à l'université et aussi permettre d'évaluer les compétences et le savoir-faire à travers un suivi rigoureux », a soutenu M. Rahmani qui, sur une note très optimiste, fera remarquer que « les enseignants sont jaloux de leurs acquis et ils vont les défendre jusqu'au bout ». S'agit-il là d'un optimisme démesuré ? Pour notre interlocuteur, « la protestation peut reprendre à n'importe quel moment, dans le cas où les pouvoirs publics ne mettraient pas à exécution tous les engagements consignés dans un PV ». « Nous allons tenir deux réunions, l'une en juillet et l'autre en septembre, pour évaluer l'état d'application de toutes les promesses et à ce moment-là, on rendra compte de notre position », a relevé M. Rahmani.
Par Nabila Amir
المصدر :الجزائر: حسان وعلي
فاطمة الزهراء.أ
SON CONSEIL NATIONAL SE RÉUNIT AUJOURD'HUI
Le Cnes évalue la rencontre avec le ministre
Par : D. L./YAHIA ARKAT
La deuxième journée de protestation initiée par le Cnes a été mise à profit par les enseignants pour tenir des assemblées générales au niveau des universités du pays. Hier donc, plusieurs AG ont été organisées par les sections locales du Cnes, comme Sétif, Annaba, Tizi Ouzou, etc.
À Tizi Ouzou, les adhérents du syndicat autonome se sont retrouvés en assemblée générale où la rencontre lundi dernier avec le ministre, Rachid Harraoubia, a été au centre des débats. Le rapport de cette rencontre a été présenté à la plénière. Les enseignants ont pris acte des engagements du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, mais attendent à présent leur concrétisation sur le terrain. "Les collègues enseignants sont attentifs, des réunions d'évaluation seront organisées en juillet et en septembre pour soumettre les résultats de cette rencontre sur le terrain", estime le coordinateur national du Cnes. Abdelmalek Rahmani parle d'"avancées significatives" au sujet de cette rencontre qui a vu le ministre de tutelle s'engager à prendre en charge certaines revendications formulées par le Cnes. "Il s'agit d'une grande victoire, un acquis que la vision de l'AG favorise, mais attend tout de même la concrétisation sur le terrain", explique
M. Rahmani. L'arrêt de travail de trois jours a permis aux enseignants de tenir des assemblées générales d'évaluation. "Nous avons tenu une quinzaine d'AG samedi et autant aujourd'hui (dimanche, ndlr), car pour nous le plus important c'est d'évaluer cette rencontre et recueillir le point de vue des enseignants à l'échelle nationale", dira encore le porte-parole du Cnes. "C'est une grande satisfaction pour le Cnes", ajoute-t-il. Notre interlocuteur dira que les examens n'ont pas été décalés. Au sujet de la session du Conseil national qui aura lieu aujourd'hui lundi, M. Rahmani affirme que ce rendez-vous sera l'occasion d'évaluer les AG organisées ces deux derniers jours dans les universités.
À en croire le coordinateur national du Cnes, outre l'évaluation des assemblées générales, le conseil national décidera du plan d'action à mettre en place dans un proche avenir. Concernant les engagements du ministre, le porte-parole du Cnes s'attend à des évaluations régulières. Pour rappel, c'est suite à une décision de justice prononçant l'illégalité de la grève que le Cnes a transformé la grève de 15 journées en trois journées de protestation. Ces trois journées de protestation prennent fin aujourd'hui. Par ailleurs, pour cette deuxième journée de grève du Cnes, aucun changement notable n'est à signaler. À l'université de Tlemcen Aboubakr-Belkaïd, c'est carrément le statu quo. Les cours fonctionnent, les amphis ne désemplissent pas et les examens se déroulent le plus normalement du monde. Même chose à Sidi Bel-Abbès où tout le monde travaille et vaque à ses occupations ordinaires, sans la moindre petite perturbation d'un mouvement quasiment sans impact réel. Alors que l'appel de la direction nationale du Cnes à une grève de 3 jours n'a pas du tout été suivi à Oran, la section Cnes-Usto, elle, a entamé un mouvement de protestation au niveau de la faculté d'architecture et de génie civil comme énoncé la semaine dernière au cours d'un point de presse.
Or, avant-hier, c'était justement le premier jour des examens à la faculté d'architecture d'où la précaution de l'administration de ne programmer que les examens des enseignants non grévistes.
Pour rappel, le Cnes-Usto a initié cette grève au niveau de cette faculté pour exiger le départ du doyen par intérim accusé d'abus et de dépassements.
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ElWatan
Vers la suspension de la grève dans les universités
Le CNES impose ses revendicationsLe Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) tiendra aujourd'hui une assemblée générale pour décider de la suite à donner à son mouvement de protestation de trois jours.
A l'ordre du jour de cette session, est inscrite également l'évaluation des rapports de différentes wilayas concernant les résultats de la réunion de six heures ayant regroupé, la semaine dernière, le CNES et le ministère de l'Enseignement supérieur. Hier, les responsables du syndicat ont affiché leur satisfaction quant au taux d'adhésion à leur action de contestation, et surtout ils se sont réjouis de l'intérêt qu'ont accordé les enseignants affiliés au syndicat au document élaboré entre les deux parties. A l'exception de l'université Houari Boumediène de Bab Ezzouar (USTHB) qui n'a pas de section au sein du CNES, les autres universités dans leur majorité ont observé un arrêt de travail. Si l'on en croit certaines indiscrétions, le conseil national du CNES va opter pour la suspension de son mouvement de grève. Selon M. Rahmani, coordonnateur national du syndicat, « le pouvoir a lâché du lest grâce à la mobilisation et la détermination des organisations autonomes ». « Le temps nous a donné raison. Nous n'avons pas cessé de demander l'ouverture d'un dialogue sur le régime indemnitaire, chose que le gouvernement a refusé de faire, après insistance, il a fini par céder parce qu'il a compris que nous avions raison et que lui a très mal géré ce dossier », a souligné un syndicaliste qui espère que l'UGTA ne tentera pas de s'attribuer cet exploit. L'autre acquis arraché par le CNES, d'après M. Rahmani, est d'ordre social et concerne les logements destinés aux enseignants du supérieur.
Le CNES exigeait de la tutelle des « pré-affectations » des 6500 logements aux concernés. « Nous avons souhaité connaître la liste des bénéficiaires et s'assurer par là même que ces logements ne seront pas détournés », a affirmé notre interlocuteur, qui rappellera l'engagement pris par le ministre pour la prise en charge des enseignants logés dans des F1 et F2. Le Cnes a suggéré à ce que ces enseignants restituent les logements qu'ils occupent pour bénéficier d'autres plus spacieux. En outre, ce qui a visiblement motivé les enseignants à recourir au gel de leur mouvement de protestation, ce sont les deux décrets exécutifs qui seront prochainement promulgués et ont trait à la gouvernance au sein de l'université. Le premier texte porte sur la création d'une commission nationale indépendante d'évaluation de la gestion des universités sur le plan de la gouvernance et de la formation, tandis que le deuxième est relatif à la création d'une autre commission qui sera chargée de l'évaluation de la recherche, créneau pour lequel une enveloppe financière d'un million de dollars a été consacrée pour une période de trois ans. « Le Cnes estime que ces instruments indépendants vont permettre à tous les acteurs de travailler dans la transparence. Le syndicat siégera, au même titre que l'administration, au sein de ces conseils et veillera au contrôle du budget, de la qualité de la formation ainsi que les bénéficiaires des stages à l'étranger », a soutenu M. Rahmani, ajoutant : « Ce travail va mettre fin au clientélisme et au laxisme qui règnent à l'université et aussi permettre d'évaluer les compétences et le savoir-faire à travers un suivi rigoureux », a soutenu M. Rahmani qui, sur une note très optimiste, fera remarquer que « les enseignants sont jaloux de leurs acquis et ils vont les défendre jusqu'au bout ». S'agit-il là d'un optimisme démesuré ? Pour notre interlocuteur, « la protestation peut reprendre à n'importe quel moment, dans le cas où les pouvoirs publics ne mettraient pas à exécution tous les engagements consignés dans un PV ». « Nous allons tenir deux réunions, l'une en juillet et l'autre en septembre, pour évaluer l'état d'application de toutes les promesses et à ce moment-là, on rendra compte de notre position », a relevé M. Rahmani.
Par Nabila Amir
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Elkhabar
في
اليوم الثاني من حركتهم الاحتجاجية
مناوشات بين بعض عمداء الجامعات والأساتذة
مناوشات بين بعض عمداء الجامعات والأساتذة
عرفت
الحركة الاحتجاجية التي شنها مجلس التعليم العالي ''الكناس'' في يومها الثاني،
مناوشات بين الأساتذة ورؤساء الجامعات، حيث عمد بعض رؤساء الجامعات إلى منع
الأساتذة من تنظيم الجمعيات العامة، كما تعرض بعض الأساتذة إلى ''الشتم والإهانة''
من طرف العمداء، حسبما أكده أمس المنسق الوطني لـ''الكناس'' السيد عبد المالك
رحماني.
وتأسف المسؤول من ''سلوك بعض رؤساء الجامعات الذين يفضلون المواجهة على الحوار،
وهذا ما وقع أمس بالمركز الجامعي بالأغواط، حيث أقدم المسؤول الأول في المركز على
منع الأساتذة من تنظيم جمعيتهم العامة، من دون مبرر''.
كما تعرّض بعض الأساتذة إلى الشتم والإهانة بالمركز الجامعي بالمسيلة. يحدث هذا، يقول المتحدث ''في الوقت الذي نفضل نحن كنقابة الحوار على المواجهة، فبعض العمداء يتصرفون وكأن الجامعة ملكيتهم الخاصة''.
كما تعرّض بعض الأساتذة إلى الشتم والإهانة بالمركز الجامعي بالمسيلة. يحدث هذا، يقول المتحدث ''في الوقت الذي نفضل نحن كنقابة الحوار على المواجهة، فبعض العمداء يتصرفون وكأن الجامعة ملكيتهم الخاصة''.
وإن لم تعرف جامعات العاصمة أي نشاط احتجاجي بارز، بسبب انشغال الجميع في تصحيح
امتحانات نهاية السنة والتحضير للامتحانات الشاملة، كما اتضح ذلك من خلال جولتنا
إلى الجامعة المركزية وكلية العلوم السياسية والإعلام، فإن ''أغلب الجامعات الأخرى
عرفت تنظيم جمعيات عامة للأساتذة جرت في ظروف عادية لشرح النتائج التي تواصل إليها
الحوار بين النقابة ووزارة التعليم العالي''، حسب رحماني.
المصدر :الجزائر: حسان وعلي
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Elbilad
ستجابة واسعة للاحتجاج
من طرف الأساتذة والمجلس الوطني يُعقد اليوم :الجمعيات العامة للكناس تصف النتائج
المتوصل إليها مع الوزارة بالمشجعة
اعتبر أساتذة
التعليم العالي في تقييمهم لمحضر النتائج المتوصل إليها مع وزارة التعليم العالي
مؤخرا، أنها ''مشجعة لمسارهم المهني والاجتماعي''، آملين أن تحظى بالمتابعة
والتجسيد على أرض الواقع.
ومن جهة ثانية، ينتظر اليوم أن ينعقد المجلس الوطني لأساتذة التعليم العالي ''الكناس'' من أجل تقييم الجمعيات العامة ''للكناس'' المنعقدة أيام الأحتجاج الثلاثة التي بدأت منذ يوم السبت.
ومن جهة ثانية، ينتظر اليوم أن ينعقد المجلس الوطني لأساتذة التعليم العالي ''الكناس'' من أجل تقييم الجمعيات العامة ''للكناس'' المنعقدة أيام الأحتجاج الثلاثة التي بدأت منذ يوم السبت.
وفي تصريحه لـ ''البلاد'' أكد عبد المالك
رحماني المنسق الوطني لأساتذة التعليم العالي ''الكناس''، أنه تم عقد أكثر من
30جمعية عامة على المستوى الوطني خلال يومي الاحتجاج، بغرض تقييم نتائج الاجتماع
الذي جمعهم الأسبوع الماضي بوزير التعليم العالي.
وأشار رحماني أن ''الهدف الأساسي من تنظيم هذا الاحتجاج هو السماح للجمعيات العامة للكناس بتقييم النتائج والتوصل إلى رأي موحد حول ذلك، يتم عرضه ومناقشته في المجلس الوطني المقرر إنعقاده اليوم''.
وأشار رحماني أن ''الهدف الأساسي من تنظيم هذا الاحتجاج هو السماح للجمعيات العامة للكناس بتقييم النتائج والتوصل إلى رأي موحد حول ذلك، يتم عرضه ومناقشته في المجلس الوطني المقرر إنعقاده اليوم''.
وفي ذات الإطار كشف رحماني أن ''الأساتذة قيّموا تلك النتائج
واعتبروها بالمشجعة'' مطالبين ''بضرورة متابعته في الميدان''.
وبخصوص الإحتجاج لمدة ثلاثة أيام، ذكر رحماني أنه جرى بصفة عادية، حيث قاطعت جل الجامعات الإمتحانات والدروس، وأخرى أجرت إمتحاناتها بصفة عادية لأنها كانت في مرحلتها النهائية، مشيرا إلى أن ''الكناس'' أعطى تعليمات لجميع هياكله حرية اختيار طريقة الإحتجاج.
وذكر رحماني على سبيل المثال أنه تمت مقاطعة 35امتحان بولاية تلمسان وعدة إمتحانات بجامعة تيزي وزو، ويضيف رحماني أنه ''بخلاف ذلك، وقعت بعض التجاوزات في حق الأساتذة المحتجين على غرار ما وقع بولاية الأغواط أين منع مدير المركز الجامعي الأساتذة من عقد جمعيتهم العامة وممارسة عليهم أسلوب الترهيب، إلى جانب مدير جامعة المسيلة الذي قام بسب وشتم الأساتذة. وختم رحماني بالذكر أن يتواصل عملهم النقابي في شهر سبتمبر.
وبخصوص الإحتجاج لمدة ثلاثة أيام، ذكر رحماني أنه جرى بصفة عادية، حيث قاطعت جل الجامعات الإمتحانات والدروس، وأخرى أجرت إمتحاناتها بصفة عادية لأنها كانت في مرحلتها النهائية، مشيرا إلى أن ''الكناس'' أعطى تعليمات لجميع هياكله حرية اختيار طريقة الإحتجاج.
وذكر رحماني على سبيل المثال أنه تمت مقاطعة 35امتحان بولاية تلمسان وعدة إمتحانات بجامعة تيزي وزو، ويضيف رحماني أنه ''بخلاف ذلك، وقعت بعض التجاوزات في حق الأساتذة المحتجين على غرار ما وقع بولاية الأغواط أين منع مدير المركز الجامعي الأساتذة من عقد جمعيتهم العامة وممارسة عليهم أسلوب الترهيب، إلى جانب مدير جامعة المسيلة الذي قام بسب وشتم الأساتذة. وختم رحماني بالذكر أن يتواصل عملهم النقابي في شهر سبتمبر.
فاطمة الزهراء.أ
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Liberté
SON CONSEIL NATIONAL SE RÉUNIT AUJOURD'HUI
Le Cnes évalue la rencontre avec le ministre
Par : D. L./YAHIA ARKAT
La deuxième journée de protestation initiée par le Cnes a été mise à profit par les enseignants pour tenir des assemblées générales au niveau des universités du pays. Hier donc, plusieurs AG ont été organisées par les sections locales du Cnes, comme Sétif, Annaba, Tizi Ouzou, etc.
À Tizi Ouzou, les adhérents du syndicat autonome se sont retrouvés en assemblée générale où la rencontre lundi dernier avec le ministre, Rachid Harraoubia, a été au centre des débats. Le rapport de cette rencontre a été présenté à la plénière. Les enseignants ont pris acte des engagements du ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, mais attendent à présent leur concrétisation sur le terrain. "Les collègues enseignants sont attentifs, des réunions d'évaluation seront organisées en juillet et en septembre pour soumettre les résultats de cette rencontre sur le terrain", estime le coordinateur national du Cnes. Abdelmalek Rahmani parle d'"avancées significatives" au sujet de cette rencontre qui a vu le ministre de tutelle s'engager à prendre en charge certaines revendications formulées par le Cnes. "Il s'agit d'une grande victoire, un acquis que la vision de l'AG favorise, mais attend tout de même la concrétisation sur le terrain", explique
M. Rahmani. L'arrêt de travail de trois jours a permis aux enseignants de tenir des assemblées générales d'évaluation. "Nous avons tenu une quinzaine d'AG samedi et autant aujourd'hui (dimanche, ndlr), car pour nous le plus important c'est d'évaluer cette rencontre et recueillir le point de vue des enseignants à l'échelle nationale", dira encore le porte-parole du Cnes. "C'est une grande satisfaction pour le Cnes", ajoute-t-il. Notre interlocuteur dira que les examens n'ont pas été décalés. Au sujet de la session du Conseil national qui aura lieu aujourd'hui lundi, M. Rahmani affirme que ce rendez-vous sera l'occasion d'évaluer les AG organisées ces deux derniers jours dans les universités.
À en croire le coordinateur national du Cnes, outre l'évaluation des assemblées générales, le conseil national décidera du plan d'action à mettre en place dans un proche avenir. Concernant les engagements du ministre, le porte-parole du Cnes s'attend à des évaluations régulières. Pour rappel, c'est suite à une décision de justice prononçant l'illégalité de la grève que le Cnes a transformé la grève de 15 journées en trois journées de protestation. Ces trois journées de protestation prennent fin aujourd'hui. Par ailleurs, pour cette deuxième journée de grève du Cnes, aucun changement notable n'est à signaler. À l'université de Tlemcen Aboubakr-Belkaïd, c'est carrément le statu quo. Les cours fonctionnent, les amphis ne désemplissent pas et les examens se déroulent le plus normalement du monde. Même chose à Sidi Bel-Abbès où tout le monde travaille et vaque à ses occupations ordinaires, sans la moindre petite perturbation d'un mouvement quasiment sans impact réel. Alors que l'appel de la direction nationale du Cnes à une grève de 3 jours n'a pas du tout été suivi à Oran, la section Cnes-Usto, elle, a entamé un mouvement de protestation au niveau de la faculté d'architecture et de génie civil comme énoncé la semaine dernière au cours d'un point de presse.
Or, avant-hier, c'était justement le premier jour des examens à la faculté d'architecture d'où la précaution de l'administration de ne programmer que les examens des enseignants non grévistes.
Pour rappel, le Cnes-Usto a initié cette grève au niveau de cette faculté pour exiger le départ du doyen par intérim accusé d'abus et de dépassements.
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Elfadjr
استنكر التضييق على العمل النقابي ويطالب بتدخل الوزير
الكناس يتهم مدراء الجامعات بمحاولة عرقلة احتجاجات أساتذة التعليم العالي
تواصلت أمس الأيام الاحتجاجية التي تبنتها نقابة الكناس في
يومها الثاني، وسط محاولات تكسيرها من قبل بعض مدراء الجامعات، الذين اعتمدوا
أساليب التهديد والتخويف تجاه الأساتذة المحتجين.
واستنكر الناطق الرسمي للمجلس الوطني لأساتذة التعليم العالي، رحماني مالك، في تصريح خص به "الفجر"، منع مدير جامعة الأغواط الأساتذة من عقد جمعية عامة على مستوى الجامعة، مما أدى إلى تحول الجمعية المفترض عقدها إلى اعتصام أمام مقر إدارة الجامعة تنديدا بالتضييق على النشاط النقابي.
ولم تكن هذه الحادثة الأولى منذ بداية الأيام الاحتجاجية، على حد قول رحماني، مشيرا إلى التهديدات الصادرة من قبل مدير جامعة المسيلة، حيث استعمل أسلوب التخويف لشل الحركة الاحتجاجية التي تبناها الكناس.
وأضاف رحماني أن مثل هذه التصرفات التي تصدر من قبل مدراء الجامعات كانت من بين المواضيع الهامة التي تم التطرق إليها في لقاء مع وزير التعليم العالي الأسبوع الفارط، داعيا الوزير إلى التدخل العاجل لتسوية هذا الملف، الذي أصبح يقيد الحرية النقابية.
وفي حديثه عن اليوم الثاني من الاحتجاج، أكد المتحدث أن ولايات عديدة نجحت فيها الحركة الاحتجاجية، على غرار ولاية تلمسان التي قاطعت امتحانات نهاية السنة بصفة كاملة. وينتظر اليوم أن يفصل المجلس الوطني للكناس، خلال دورته الاستثنائية في مصير الحركات الاحتجاجية التي باشرها أساتذة التعليم العالي في 30 ماي المنصرم.
واستنكر الناطق الرسمي للمجلس الوطني لأساتذة التعليم العالي، رحماني مالك، في تصريح خص به "الفجر"، منع مدير جامعة الأغواط الأساتذة من عقد جمعية عامة على مستوى الجامعة، مما أدى إلى تحول الجمعية المفترض عقدها إلى اعتصام أمام مقر إدارة الجامعة تنديدا بالتضييق على النشاط النقابي.
ولم تكن هذه الحادثة الأولى منذ بداية الأيام الاحتجاجية، على حد قول رحماني، مشيرا إلى التهديدات الصادرة من قبل مدير جامعة المسيلة، حيث استعمل أسلوب التخويف لشل الحركة الاحتجاجية التي تبناها الكناس.
وأضاف رحماني أن مثل هذه التصرفات التي تصدر من قبل مدراء الجامعات كانت من بين المواضيع الهامة التي تم التطرق إليها في لقاء مع وزير التعليم العالي الأسبوع الفارط، داعيا الوزير إلى التدخل العاجل لتسوية هذا الملف، الذي أصبح يقيد الحرية النقابية.
وفي حديثه عن اليوم الثاني من الاحتجاج، أكد المتحدث أن ولايات عديدة نجحت فيها الحركة الاحتجاجية، على غرار ولاية تلمسان التي قاطعت امتحانات نهاية السنة بصفة كاملة. وينتظر اليوم أن يفصل المجلس الوطني للكناس، خلال دورته الاستثنائية في مصير الحركات الاحتجاجية التي باشرها أساتذة التعليم العالي في 30 ماي المنصرم.
غنية توات