Presse du 30 mai 2009

Presse du 30/05/2009

 

  ElWatan

Enseignement supèrieur : Le CNES décide de trois jours de protestation

Seulement, le syndicat a revu sa décision dans le fond et la forme. Il a opté pour trois journées de protestation avec arrêt de travail, suivi d'une assemblée générale qui décidera, lundi prochain, de la suite à donner à ce mouvement de protestation.

 

Le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a décidé de maintenir le mouvement de protestation prévu à partir d'aujourd'hui. Pourtant, le CNES avait décidé, le 23 mai dernier, date du dépôt du préavis de grève, conformément au code de travail, d'une grève générale de 15 jours. Ainsi, à la veille du débrayage, les pouvoirs publics ont tenu à rappeler au syndicat l'illégalité de son action. D'où le changement. « Nous sommes respectueux des lois de la République et notamment des décisions de justice. Toutefois, le CNES avait élaboré, pour justement palier pareil imprévu, deux options : soit la grève de 15 jours, soit 3 journées de protestation. Nous appliquerons le second plan », a souligné M. Rahmani.

 

Par ailleurs, celui-ci est revenu sur la réunion qui a regroupé, lundi dernier, six heures durant, les responsables du CNES avec le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, et son staff, ainsi que sur les déclarations du Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et la situation qui prévaut dans nos facultés et universités. Le porte-parole du syndicat a dressé, à cet effet, un tableau des plus noirs.

De son avis, l'université algérienne est « malade de ses recteurs qui font la loi, de certains enseignants qui marchandent les notes ». Elle est tout simplement malade, car il n'y a jamais eu de stratégie universitaire. L'université algérienne d'aujourd'hui est devenue, selon lui, « un enjeu », une université où « l'on tue des enseignants » et « où l'on poignarde des étudiants ». « L'image de l'enseignant universitaire et de l'université est en nette dégradation, le mode de gestion de l'université est archaïque et ce qui lui fait encore mal, c'est le clientélisme créé par les recteurs ainsi que leur excès de zèle », a soutenu M. Rahmani.

Le CNES, a expliqué le conférencier, n'a cessé de proposer et de négocier avec la tutelle depuis trois ans, mais il n'a rien vu venir sur le terrain. Il a demandé à maintes reprises l'ouverture de la négociation sur le régime indemnitaire d'autant plus que leur statut particulier est fin prêt depuis 14 mois, en vain. Ce n'est que cette semaine que le gouvernement a fini par répondre positivement à cette revendication. Dans ce sens, le syndicat ne comprend pas les tergiversations du pouvoir qui tourne systématiquement le dos aux travailleurs. « Nous avons fait des grèves pour l'ouverture d'un dialogue sur le régime indemnitaire, nous avons essuyé des refus catégoriques du gouvernement qui a bloqué et verrouillé ce dossier. Trois ans après, le pouvoir décide de revoir sa copie en débloquant le dossier, et ce, sans aucune excuse. C'est un comportement irresponsable », a fulminé M. Rahmani, en expliquant qu'avant le dépôt du préavis, aucune de leurs revendications n'a été prise en charge par la hiérarchie. Mais cette fois, M. Harraoubia s'est engagé à régler la question du logement en signant des préaffectations pour les enseignants concernés, ainsi que la mise en place de deux décrets - qui sont actuellement sur le bureau d'Ouyahia - portant sur la création d'un conseil d'évaluation de la gestion et de la formation et de la recherche scientifique.
 
« Ces décrets seront incessamment signés et nos représentants vont siéger au sein de ces conseils et veilleront à ce que la gestion de ces créneaux se fasse de manière transparente. Nous avons l'affichage de toutes les décisions ainsi que le montant du budget alloué annuellement à l'université, et ce, afin de demander des comptes », a révélé le responsable du CNES, qui estime que leur souci immédiat est d'améliorer le rendement de l'université algérienne et de faire en sorte d'éradiquer la violence, qui règne dans les campus, à travers la mise en œuvre de la charte qui régit les relations entre les acteurs principaux, à savoir l'enseignant, l'administration et l'étudiant. Les enseignants affiliés au CNES débattront dans les prochains jours des résultats de la réunion avec le ministre et décideront de la suite à donner à leurs actions de protestation. « Le ministre a affiché une volonté de régler nos problèmes, mais cela reste à l'appréciation des membres du CNES », a précisé M. Rahmani.



 

=============================================

Liberté

Editorial (Samedi 30 Mai 2009)
Pavlovien
Par :Saïd Chekri
Lu : (554 fois)
On aurait pu faire l'économie de cette protestation de trois jours qui, du coup, paraît avoir été conçue plus comme une riposte au "diktat judiciaire" dont les pouvoirs publics usent systématiquement que comme une action destinée à décrier les conditions socioprofessionnelles des enseignants ou l'état de délabrement de l'université.
 

Ils se plaignent de leur situation socioprofessionnelle mais aussi de l'état dans lequel se trouve l'Université algérienne. Ils avaient prévu une grève pure et dure de 15 jours, mais comme d'habitude, la justice s'en est mêlée, décrétant l'action "illégale". De fait, les professeurs d'université affiliés au Cnes vont devoir se contenter d'un mouvement de protestation de trois jours. Pourtant, les choses auraient pu, pour une fois, mieux se passer. Car, de l'avis même des membres du Cnes, la rencontre qui avait regroupé, lundi dernier, leurs représentants avec le ministre de l'Enseignement supérieur, a été fructueuse et a pu consacrer quelque avancée dans la négociation. Mais, encore une fois, Pavlov est passé par-là : une grève était dans l'air, la justice devait être appelée à la rescousse. Au lieu de cela, ne fallait-il pas plutôt laisser aux structures du Cnes le temps d'évaluer, d'analyser et d'apprécier les résultats de la négociation et, ensuite, de décider en conséquence ? En l'occurrence, le syndicat aurait sans doute renoncé, tout bonnement et de lui-même, à la grève puisqu'il dit avoir pris acte d'une certaine avancée. On aurait donc pu, ainsi, faire l'économie de cette protestation de trois jours qui, du coup, paraît avoir été conçue plus comme une riposte au "diktat judiciaire" dont les pouvoirs publics usent systématiquement que comme une action destinée à décrier les conditions socioprofessionnelles des enseignants ou l'état de délabrement de l'université.
Car, depuis le temps que chaque grève décidée par un syndicat autonome est frappée d'interdit pour "illégalité", ces syndicats ont compris que c'est leur existence même et leur émergence qui dérangent, plus que leurs revendications que les responsables eux-mêmes, les ministres y compris, ont quelquefois qualifiées de "légitimes". C'est d'ailleurs ce sentiment d'exclusion qui avait amené ces organisations à se battre solidairement pour s'imposer comme interlocuteurs incontournables et, pour ce faire, à se regrouper dans la fameuse Coordination nationale pour la sauvegarde des libertés syndicales (CNSLS).



 

Le conseil maintient trois jours de protestation

Accord fragile entre le CNES et Harraoubia

Par :Arab Chih 



Le Cnes observera, à partir d'aujoud'hui, trois jours de protestation même si, selon le coordinateur de cette organisation syndicale, le ministre de tutelle s'est engagé à prendre en charge plusieurs points qui sont des revendications exprimées par les enseignants.

Même si le spectre d'une grève de 15 jours dans les universités algériennes s'est éloigné, les enseignants du supérieur observeront toutefois trois journées de protestation à partir d'aujourd'hui. "Nous avons décidé de transformer notre grève de 15 jours en 3 journées de protestation conformément à la décision du conseil national de notre syndicat tenu les 13 et 14 mai", a annoncé M. Abdelmalek Rahmani, coordinateur national du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) lors d'une conférence de presse animée hier au siège de l'Unpef à Alger. 

Pour rappel, le Cnes a lancé le 23 février un préavis de grève de 
15 jours à partir du 30 mai. Pourquoi ce recul du syndicat des enseignants ? Explication de M. Rahmani : "La justice nous a rendu, jeudi, destinataires d'une notification faisant état de l'illégalité de notre grève. Cette décision a été affichée dans toutes les universités du pays par l'administration. Nous sommes légalistes et nous respectons la décision de la justice. Aussi, nous avons décidé une autre action qui n'est pas contraire à la loi, à savoir observer des journées de protestation".

Une session du conseil national du Cnes sera aussi tenue le 1er juin pour décider de la suite à donner à ce mouvement de protestation, mais aussi pour examiner les résultats de la réunion tenue lundi dernier par les membres du Cnes avec le ministre de l'Enseignement supérieur, M. Rachid Harraoubia et qui a planché sur plusieurs dossiers (régime indemnitaire, logement, la bonne gouvernance, la démocratisation des universités et les libertés syndicales).

Selon M. Rahmani, cette réunion de 6 heures a été ponctuée de beaucoup d'avancées. Signe de la bonne volonté du ministre de l'Enseignement supérieur à régler les problèmes des enseignants, la conformité entre son PV et celui du Cnes. Mieux, à entendre le coordinateur du Cnes, le ministre de tutelle s'est engagé à prendre en charge plusieurs points qui sont des revendications de ce syndicat. 

Pour ce qui est du dossier des salaires, M. Rahmani s'est félicité de la résolution de la question du régime indemnitaire après intervention du Premier ministre Ahmed Ouyahia, même s'il considère que ce n'est pas le régime indemnitaire qui réglera le problème des salaires puisque celui-ci est beaucoup plus lié au pouvoir d'achat. Mais le ministre ne s'est pas engagé sur l'application d'un effet rétroactif à partir du 1er janvier comme demandé par le Cnes. 

Concernant le dossier des 6 500 logements affectés aux enseignants, le Cnes a arraché le principe d'une pré-affectation de tous les logements finis ou non aux enseignants qui sont dans le besoin. En outre, les enseignants ayant des F1 seront relogés dans des appartements plus spacieux. 

Autre signe de la volonté de M. Harraoubia d'œuvrer à l'apaisement : sa décision de réintégration et de réhabilitation dans ses droits de l'enseignant Ahmed Rouadjia, suspendu de ses fonctions suite à une plainte déposée contre lui par le recteur de l'université de M'sila qui lui a reproché le contenu d'un article sur l'université de M'sila. 

À entendre M. Rahmani, les deux parties ont aussi convenu de la nécessité d'une gestion transparente des stages à l'étranger. À l'avenir, les quotas tout comme les noms des bénéficiaires seront affichés sur les sites Internet du ministère de l'Enseignement supérieur et celui du Cnes. La question de la nécessité de l'élection des chefs de département a été aussi abordée. De plus, M. Harraoubia s'est engagé à réformer les textes régissant les conseils d'administration des universités puisque 80% de ces structures au sein des instituts ne fonctionnement pas.

Le Cnes sera désormais membre à part entière dans ces conseils.  Pour ce qui est de l'évaluation des universités, M. Rahmani a fait part de l'existence d'un projet de décret portant création de deux conseils : le premier sera chargé de l'évaluation de la gestion des universités et le second de la recherche scientifique qui a bénéficié d'une enveloppe de un milliard de dollars sur une période de 3 ans. Nuance : le projet n'est pas encore sur le bureau du Premier ministre. Mais avec toutes ces avancées, pourquoi alors le Cnes a décidé d'observer des journées de protestations ? "C'est une décision du conseil national. On ne peut que s'y conformer", expliquera M. Rahmani.

Arab CHIH




==============================================

Le Jeune indépendant

 

Après l'interdiction de la grève de 15 jours renouvelable par la justice

Le CNES opte pour un débrayage de trois jours

 

Après l'interdiction par la justice de la grève de 15 jours renouvelable, qui devait débuter aujourd'hui, le Conseil national des enseignants du supérieur (CNES) a décidé, dans le cadre d'un plan «B», d'observer trois jours de débrayage à partir d'aujourd'hui avec arrêt total des activités de la corporation à travers l'ensemble des universités du pays, suivis de la tenue d'un conseil national lundi à Alger. C'est ce qu'a fait savoir le coordinateur national du CNES M. Rahmani lors d'une conférence de presse tenue hier au niveau du siège de l'UNPEF, à Alger. 
Brossant un tableau noir de la situation prévalant au sein de l'université algérienne sur tous les plans, M. Rahmani a appelé à une prise en charge effective des revendications des enseignants, dans le souci, a-t-il souligné, de reconstruire une université publique performante au service du pays. Revenant sur la dernière réunion avec le ministre de l'Enseignement supérieur, M. Rahmani s'est certes dit satisfait de cette entrevue, indiquant que plusieurs dossiers concernant la corporation ont été soulevés et discutés. Mais d'ajouter que «maintenant, nous ne voulons plus entendre parler que de promesses». Et de faire remarquer que «le procès-verbal de cette réunion n'a pas été signé comme convenu par le ministre». Le même conférencier a fait part de son inquiétude quant à l'absence d'une stratégie pour le développement de l'université algérienne. Pour ce qui est des points discutés avec la tutelle, le porte-parole du CNES a évoqué, entre autres, les dossiers «du régime indemnitaire, du logement, de la bonne gouvernance et de la démocratisation de l'université». «Depuis la promulgation du statut particulier de l'enseignant chercheur en avril 2008, les promesses faites dans le cadre des travaux de la commission mixte ministère - CNES sur le régime indemnitaire sont restées sans suite», a fait remarquer M. Rahmani. Et de souligner l'impératif d'arrêter les voies et moyens nécessaires pour faire sortir l'enseignant universitaire de la précarité socioprofessionnelle qui l'habite. 


Kahina B.
===========================================

 

Le jour d'Algérie

 

Bien que la grève soit suspendue par la justice 

Le CNES opte pour un arrêt de travail de trois jours

 
La grève décidée par le Conseil des enseignants du supérieur (CNES) à compter d'aujourd'hui a été suspendue mercredi soir par une décision de justice de la cour d'Alger. Les représentants de ce syndicat ont été convoqués la matinée de jeudi par la chambre administrative près le tribunal d'Alger pour les informer de la suspension immédiate de leur mouvement de protestation. Pour rappel, le CNES a déposé, à l'issue de la session ordinaire des 13 et 14 mai à Alger, un préavis de grève de 15 jours renouvelable à partir d'aujourd'hui. Par cette décision de justice, le CNES a pris acte et prend du recul en l'annulant  et décrète un arrêt de travail de trois jours de samedi à lundi.

«Notre syndicat, qui respecte cette décision de justice, se voit dans l'obligation d'interrompre la grève des universitaires», précise un syndicaliste, tout en assurant que cet «imprévu» ne risque en aucun cas de dissuader les enseignants à continuer leur lutte légitime pour arracher leurs revendications. Revenant à la décision de justice, les enseignants affirment que la grève nationale décidée par le CNES est légale, puisque le syndicat avait déposé un préavis de grève de quinze jours reconductible auprès des ministères du Travail de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Selon le syndicat, le prétexte soulevé par la justice pour suspendre la grève n'est qu'une excuse pour casser le mouvement des enseignants. Il est utile de souligner qu'à l'issue des différentes réunions avec la tutelle, les syndicalistes ont programmé de tenir une assemblée générale extraordinaire, aujourd'hui, pour décider sur le sort de leur mouvement. Mais il semble que la justice a précédé les enseignants en considérant la grève illégale. En revanche, de source proche du département du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, des poursuites judiciaires ne sont pas à éarter contre les syndicalistes du CNES en raison de l'arrêt de travail prévu. Sans doute que la décision sera bien accueillie par les étudiants qui ont évité le spectre de l'annulation des examens de justesse. 

  Hocine Larabi

==============================================


La voix de l'Oranie

 

Les représentants ont été reçus par le ministre de l'Enseignement supérieur

La grève de quinze jours à laquelle avait appelé le CNES, lors de la réunion de son dernier conseil, qui devait être entamée aujourd'hui, n'aura finalement pas lieu.

Le bureau du Conseil national des enseignants du Supérieur (CNES) a annoncé, hier, au siège de l'UNPEF, sa décision de la «suspendre provisoirement», optant plutôt pour «trois jours de protestation».

Pourquoi ce changement de position? Rahmani, le premier responsable du CNES, justifie cela par deux raisons. Primo, la grève est déclarée «illégale» par le ministre de la Justice, saisi précédemment par les autorités chargées de l'Enseignement supérieur. Mais, à ce propos, est-il à noter, ce syndicat a eu à maintes reprises à passer outre l'interdiction de la justice. «Aujourd'hui, souligne Rahmani, nous sommes respectueux de la décision de justice.» Une position pour le moins étonnante, sachant que par le passé il y a eu des interdictions qui n'ont jamais été respectées.

En fait, ce qui est à l'origine de ce changement de ton, c'est la rencontre jeudi des membres du bureau du CNES avec le ministre de l'Enseignement supérieur lui-même. Une rencontre qualifiée de «positive» par M. Rahmani. Selon ce dernier, le ministre a pris l'engagement de répondre favorablement aux revendications qui ont donné du carburant à la contestation dans les campus. La revendication phare, à savoir le régime indemnitaire, est quasiment réglée. D'ailleurs, l'annonce en a été faite par le Premier ministre lui-même lors de ses réponses devant les députés, la semaine dernière, et le CNES sera associé pleinement lors de la discussion sur ce régime indemnitaire.

Cependant, le Cnes, qui dit «prendre acte de l'engagement du ministre de tutelle» quant à la prise en charge des revendications, n'entend pas pour autant renoncer à la lutte, d'autant que plusieurs points de son inamovible plate-forme de doléances restent à concrétiser, comme la question du logement, la démocratisation des universités et surtout la liberté d'exercice du pluralisme syndical.

En fait, la réponse positive de Haraoubia est à mettre en rapport avec le nouvel esprit d'ouverture affiché par le chef du Gouvernement qui veut visiblement créer un climat propice au déroulement des examens de fin d'année aussi bien dans l'Enseignement supérieur que dans les paliers inférieurs.

  H. Senouci
============================================
 

Le temps

 

CONSEIL NATIONAL DES ENSEIGNANTS DU SUPÉRIEUR

3 jours de protesta programmés

Les enseignants des universités algériennes protesteront durant trois jours à partir d'aujourd'hui jusqu'au lundi 1er juin, a affirmé le coordonnateur du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes), Malik Rahmani, joint hier à ce sujet.  " La réunion durant laquelle nous nous sommes entretenus avec le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Rachid Harraoubia, a été intéressante, car le premier responsable du secteur s'est dit prêt à prendre en considération toutes nos doléances.

Cependant, nous continuerons à protester sur le terrain", a tenu à expliquer notre interlocuteur.  Les mouvements de protestation se tiennent à la veille du conseil national des coordonnateurs, également programmé pour lundi 2 juin. Ce conseil statuera sur la poursuite ou non de la grève. M. Rahmani a indiqué qu'en attendant l'évaluation, il ne veut pas spéculer sur les décisions devant être prises lors du conseil. "Je ne peux donner des réponses, puisque la décision ne dépend pas seulement de ma personne", a-t-il souligné. 

Le Cnes a en outre adressé des appels à l'ensemble des enseignants universitaires "pour observer des grèves de 15 jours renouvelables, ainsi que pour l'arrêt de toutes les activités pédagogiques et scientifiques". 

Rappelons enfin que les étudiants ne sont pas tous solidaires de l'arrêt des cours entamé par leurs enseignants, comme le témoigne le cri de détresse lancé récemment par les étudiants en médecine et pharmacie de la faculté Maherzi à Alger qui se disent otages de la mésentente entre le ministère de tutelle et le Cnes. 

M. B.
==========================

الشروق


 

تأجيل امتحانات نهاية السنة

ثلاثة أيام من الإحتجاجات عبر الجامعات بعد إبطال العدالة لإضراب الكناس

 

بدءا من اليوم يدخل أساتذة التعليم العالي والبحث العلمي في حركة احتجاجية دعا إليها "الكناس" بعد قرار إبطال العدالة لشرعية الإضراب الذي سبق وأن دعا إليه لمدة 15 يوما قابلة للتجديد وتوعدت النقابة المذكورة بتأجيل امتحانات نهاية السنة.

·                                 أرجع عبد المالك رحماني المنسق الوطني للمجلس الوطني لأساتذة التعليم العالي أمس، خلال ندوة صحفية، دوافع الإضراب إلى ما أسماه بتدهور الوضعية الإجتماعية للأساتذة الجامعيين، مؤكدا أن السبب الرئيس يكمن فيما آلت إليه الجامعة من الإنحرافات الأخيرة التي ألمت بها جراء حوادث العنف التي عرفتها، وأيضا إلى استمرار سوء التسيير بالجامعة، وأكد أنه "سيتم الامتثال للحكم الإستعجالي الصادر غيابيا يوم الخميس عن المحكمة العليا والقاضي بعدم شرعية الاضراب".

·                                  ويأتي إعلان "الكناس" عن تنظيم ثلاثة أيام من الاحتجاجات على خلفية قرار وزارة التعليم العالي والبحث العلمي توقيف الإضراب عن طريق العدالة والحكم ببطلانه، وقال عبد المالك رحماني إن هذا لا يعني التوقف، داعيا إلى تنظيم ثلاثة أيام احتجاج عبر كل جامعات الوطن.

·                                 هذا وكان إعلان "الكناس" عن تنظيم إضرابات لمدة 15 يوما قابلة للتجديد قد ألقت بظلالها على الطلبة الجامعيين، حيث أعربوا عن تخوفاتهم من التأثير على سير الإمتحانات خاصة أن الإضراب يأتي في 15 يوما ما يعني إلغاء وتأجيل الدورة العادية التي تتزامن عادة وشهر جوان الحالي.

·                                 جدير بالذكر أن نقابة أساتذة التعليم العالي والبحث العلمي كانت قد أقرت قبل 15 يوما تنظيم إضراب لمدة 15 يوما. وجاء قرار "الكناس" على خلفية ما أسماه بالأوضاع التي آلت إليها الجامعة من تفشي لأحداث العنف، كما سبق للمنسق عبد المالك رحماني أن صرح "للشروق" وذلك من خلال شل الحياة العلمية والدراسية وحتى البيداغوجية إلى جانب رفض مناقشات واستلام مذكرات طلبة التخرج، تتزامن وامتحانات نهاية السنة قبل أن يؤكد حراوبية على العمل على فتح باب الحوار، حيث أكد نقلا عنه مسعود عمارنة أمين عام نقابة الأساتذة الجامعيين عن مؤشرات إيجابية حول نظام التعويضات، كما اجتمع وزير التعليم العالي  بنقابة "الكناس" من أجل احتواء الإضراب.

·                                  

·                                 مرسومان تنفيذيان لإنشاء آليات المراقبة في الجامعات

·                                  

·                                 كما كشف عبد المالك رحماني عن مشروع مرسومين تنفيذيين، وعدت وزارة التعليم العالي بوضعهما فوق مكتب الوزير الأول أحمد أويحيى قريبا، يتعلقان بإنشاء آليات للمراقبة عبر الجامعات الجزائرية، حيث يتمثل الأول في كيفية تقييم التكوين والتسيير المالي والإداري فيما يتعلق الثاني بكيفية تقييم البحث العلمي.

 فضيلة مختاري

======================

البلاد


أعلن عن تأجيل الامتحانات المقررة خلال هذه الفترة:الكناس يدخل في احتجاج لمدة ثلاثة أيام عبر 35جامعة ابتداء من اليوم

أعلن المجلس الوطني لأساتذة التعليم العالي ''الكناس''، أمس، عن الدخول في احتجاج لمدة ثلاثة أيام ابتداء من اليوم إلى غاية الإثنين المقبل، حيث سيتوقف الأساتذة عن العمل مع تأجيل جميع الامتحانات المقررة خلال هذه الفترة.

 من ناحية ثانية سيعقد ''الكناس'' هذا الإثنين مجلسه الوطني لتقييم نتائج الاجتماع الذي جمعهم مع وزير التعليم العالي قبل خمسة أيام وذلك من أجل تقرير مسار النضال النقابي ''للكناس'' مستقبلا.
  وأرجع عبد المالك رحماني، المنسق الوطني للمجلس الوطني لأساتذة التعليم العالي، أمس، خلال ندوة صحفية عقدها بمقر نقابة الاتحاد الوطني لعمال التربية والتكوين، دوافع الإضراب إلى ''تدهور الوضعية الاجتماعية للأساتذة الجامعيين من جهة ومن جانب آخر الاحتجاج على تدهور الجامعة الجزائرية واستمرار سوء التسيير بها والمطالبة بالتسيير الشفاف''، وأكد أنه ''سيتم الامتثال للحكم الاستعجالي الصادر غيابيا يوم الخميس عن المحكمة العليا والقاضي بتوقيف الإضراب لمدة 15يوما في الجامعات لعدم شرعيته والذي كان قد قرره المجلس الوطني للكناس المجتمع يومي 13 و14ماي الماضي''.
 وأضاف رحماني في ذات السياق أن ''تقاعس الوزارة الوصية عن تحقيق مطالبهم وتحديد سبل الحوار الفعالة رغم مرور 3 سنوات من المفاوضات واللقاءات والاجتماعات، واعتبارا للوعود المقدمة لهم في كل مرة التي لم تتجسد في أرض الواقع، إضافة إلى التدهور المتواصل الذي تشهده جامعات الوطن في جميع نواحيها، قرر أعضاء المجلس الوطني ''للكناس'' الدخول في إضراب لمدة 15يوما ابتداء من اليوم 30ماي''، مشيرا إلى ''وضع إشعار بالإضراب لدى الجهات المعنية وفقا للقوانين المنصوص عليها يوم 23ماي''، وأضاف المتحدث أن ''المجلس الوطني للكناس كان يتوقع لجوء وزارة التعليم العالي للعدالة من أجل توقيف الإضراب، وفي هذه الحالة احتفظ بقرار ثاني احتياطي يتمثل في شن احتجاج لمدة ثلاثة أيام عبر أزيد من 34جامعة يتواجد فيها ''الكناس'' بتوقيف العمل وتأجيل جميع الامتحانات المقررة خلال هذه المدة''، على أن يتم ''تحديد مسار النضال النقابي ''للكناس'' مستقبلا خلال المجلس الوطني المنتظر عقده يوم الإثنين عقب نهاية الاحتجاج مع عقد جمعيات عامة، حيث تُخصص لتقييم جميع النقاط التي تضمنها محضر اجتماع وقعه وزير التعليم العالي رشيد حراوبية بعد لقائه رفقة أزيد من 17من طاقم وزارته يوم 25ماي مع ممثلي ''الكناس'' المُمثلين في أعضاء مكتبها الوطني ودام ست ساعات، ناقش فيه المعنيون جملة من الملفات الشائكة تتعلق بملفات السكن، نظام التعويضات، التسيير الراشد والدمقرطة في الجامعات وكذا الحريات النقابية ومسألة الشراكة بين الطرفين.
 وفي هذا الإطار ذكر عبد المالك رحماني أن ''أبرز النقاط التي وافق حراوبية على تجسيدها الإعلان عن قائمة المستفيدين من المنح الجامعية للخارج عبر موقع الأنترنيت للوزارة وكذا الكناس وتعليقها في إدارة الكليات، مع الإعلان عن ميزانية كل جامعة، وكذا تعيين ممثل عن ''الكناس'' كعضو في مجالس الإدارة للجامعات من أجل مراقبة مسار صرف الأموال العمومية''، وبخصوص حصة الـ 6500سكن المخصصة لأساتذة التعليم العالي، طالب ''الكناس'' م&a


Calendrier
« Mars 2010 »
Lu Ma Me Je Ve Sa Di
1234567
891011121314
15161718192021
22232425262728
293031